Qu’est-ce que la "personne de confiance" et quand la nommer ?
En France, le parcours hospitalier et la prise en charge médicale impliquent souvent des moments critiques où la communication, le consentement et la gestion des informations deviennent essentiels pour le patient. Depuis la loi Kouchner de 2002, qui a profondément renouvelé les droits des malades, un dispositif spécifique a été instauré : la nomination d’une personne de confiance. Cette démarche, simple et précautionneuse, permet au patient d’être accompagné et représenté lorsqu’il ne peut pas exprimer ses choix. Mais concrètement, qu’est-ce qu’une personne de confiance ? Pourquoi et quand la désigner ? Quels sont ses droits et ses missions ?
La loi Kouchner (2002) : un tournant dans les droits du patient
La loi n° 2002-303 du 4 mars 2002, dite loi Kouchner, a marqué une étape majeure dans la reconnaissance et le renforcement des droits des patients en France. Elle a établi notamment :
- Le droit fondamental à l’information claire, accessible et loyale sur son état de santé.
- Le principe du consentement libre et éclairé avant tout acte médical.
- La possibilité pour le patient de désigner une personne de confiance, en particulier en cas d’impossibilité d’exprimer sa volonté.
- L’accès au dossier médical du patient, garantissant transparence et traçabilité des soins.
L’objectif est de mieux respecter l’autonomie et la dignité de chaque personne face à la médecine, en assurant une communication adaptée et un accompagnement personnalisé.
Qu’est-ce que la "personne de confiance" ?
La personne de confiance est une figure désignée par le patient pour l’accompagner dans son parcours de soins, en particulier si celui-ci ne peut plus communiquer ou prendre de décision lui-même. Elle sert de relais pour exprimer les souhaits du patient auprès des professionnels de santé et peut être consultée lorsqu’il s’agit jojofrench.fr de décisions importantes.
Pourquoi nommer une personne de confiance ?
Nommer une personne de confiance présente plusieurs avantages :
- Assurer la continuité du dialogue : la personne choisie connaît les valeurs et les volontés du patient.
- Faciliter la prise de décision : en cas d’absence ou d’incapacité du patient, c’est elle qui est consultée.
- Garantir respect et protection : elle veille au respect des droits du patient, notamment lors d’une hospitalisation.
Qui peut être une personne de confiance ?
Il peut s’agir d’un membre de la famille, d’un proche, d’un ami ou d’un professionnel de santé choisi par le patient. Il est important que cette personne soit disponible, de confiance et comprenne bien les souhaits du patient.
Quand et comment nommer une personne de confiance ?
Le moment opportun
La nomination peut être faite à tout moment, mais elle est fortement recommandée :
- Avant une hospitalisation, qu’elle soit programmée ou en urgence.
- Lors d’un rendez-vous médical où des décisions importantes sont à prendre.
- En amont de toute procédure susceptible d’entraîner une incapacité temporaire ou durable.
Cette démarche est simple et peut éviter de nombreuses situations délicates, notamment si le patient est sous sédation, inconscient ou en incapacité de communiquer.
La procédure officielle
- Le patient informe un professionnel de santé de son choix concernant la personne de confiance.
- La personne choisie doit donner son accord exprès, car elle peut être appelée à assister le patient ou le représenter.
- Cette nomination est consignée par écrit dans le dossier médical du patient.
- Le patient peut modifier ou retirer cette nomination à tout moment.
Par ailleurs, il n’est pas nécessaire de passer par une démarche administrative complexe : il suffit d’en aviser le professionnel de santé concerné.
Le rôle et les droits de la personne de confiance
Un relais dans la communication
La personne de confiance est consultée dans le cadre des décisions médicales lorsque le patient ne peut pas s’exprimer. Elle transmet les souhaits et les valeurs du patient, éclairant ainsi le corps médical. Le dialogue ainsi instauré garantit que les décisions respectent au mieux la volonté du patient.
Accès au dossier médical
Conformément à la réglementation de l’ANSM et du Code de la santé publique, la personne de confiance peut accéder au dossier médical du patient dans la limite de ce qui est nécessaire à sa mission. Cela favorise la traçabilité et la compréhension globale du parcours médical.
Représentation en cas d’impossibilité
Si le patient est hors d’état d’exprimer sa volonté, la personne de confiance peut être consultée par le médecin pour donner un avis sur les traitements envisagés et décisions graves (arrêt ou poursuite des soins, interventions chirurgicales, etc.).
Limites
Il est important de noter que la personne de confiance ne remplace pas un mandataire légal ou un tuteur judiciaire. Son pouvoir est consultatif et de soutien au patient et aux équipes médicales.

Le consentement éclairé et le droit à l’information médicale
Grâce à la loi Kouchner, chaque patient doit recevoir une information claire, compréhensible et adaptée à son niveau sur son état de santé et les traitements proposés. Cela implique un langage accessible, sans jargon technique excessif, pour que le patient puisse prendre une décision éclairée.
La personne de confiance joue ici un rôle clef en aidant à expliquer, reformuler ou s’assurer que le patient a bien compris les enjeux. Elle participe ainsi activement au respect du consentement éclairé, indispensable à la bonne relation patient–soignant.
Hospitalisation et droits du patient : le cadre légal
Durant une hospitalisation, la protection des droits du patient est essentielle. Le personnel médical doit respecter :

- Le droit à la confidentialité des informations.
- Le respect du corps, de la dignité, et des volontés du patient.
- L’accès à son dossier médical et son droit à l’information.
- Le droit de désigner une personne de confiance.
Dans ce contexte, la présence d’une personne de confiance facilite la communication, la prise de décision et la sécurité juridique.
Utiliser les outils numériques : Releaf, pour bien gérer sa personne de confiance
Avec l’évolution des technologies, des plateformes comme Releaf apportent un soutien précieux pour formaliser et suivre cette démarche. Releaf permet notamment :
- De désigner une personne de confiance en quelques clics.
- De stocker et sécuriser les informations médicales et ses volontés.
- D’assurer la traçabilité de la nomination auprès des professionnels de santé.
- De partager en temps réel les données besoin entre le patient, la personne de confiance et les soignants.
Ces outils participent à simplifier les démarches administratives, particulièrement dans les périodes de fragilité ou d’urgence.
Résumé : quand et pourquoi nommer une personne de confiance ?
Moments clés Pourquoi nommer une personne de confiance ? Avant une hospitalisation programmée S’assurer d’avoir un interlocuteur pour défendre ses choix si on est dans l’incapacité de s’exprimer Lors d’une pathologie chronique évolutive Anticiper les situations d’urgence ou les dégradations de santé En parallèle de démarches administratives de santé Faciliter la transmission des décisions et documents en cas d’absence En toute autre circonstance Établir une confiance durable et garantir ses droitsPour aller plus loin : liens utiles
- Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) – Informations officielles sur la santé et les droits du patient.
- Releaf – Plateforme numérique pour formaliser sa personne de confiance et gérer son dossier médical.
- Service Public – Fiche explicative officielle sur la personne de confiance.
Nommer une personne de confiance est un geste simple, mais d’une grande portée. Il s’agit d’un levier concret pour mieux exercer ses droits du patient, garantir un parcours hospitalier serein et préserver son autonomie dans toutes les circonstances.